Conseils pour ainés clinique dentaire l'etoile de l'est constantine Algérie
Ainés
9 mai 2018

Hygiène bucco dentaire

1 Une visite tous les 6 mois chez le chirurgien-dentiste
  • Le chirurgien-dentiste va mettre en place un plan de prévention personnalisé ce qui va permettre de détecter à temps des caries débutantes et de pratiquer un détartrage afin d’éliminer la plaque dentaire, tenant compte du risque personnel, c'est-à dire du terrain (forme, position, fragilité des dents, flore bactérienne présente en bouche), de l’alimentation, de l’activité physique, des risques professionnels et du comportement en général.
  • Des conseils d'hygiène personnalisés, des recommandations de soins préventifs qui complètent ce plan.
  • De plus, le praticien définit avec son patient la fréquence des consultations préventives nécessaires au maintien d’une bonne santé buccodentaire (une visite tous les 6 mois en moyenne).
2 Une alimentation régulière, équilibrée et variée
  • L'alimentation a une grande influence sur la santé bucco-dentaire. Communément, il est acquis qu'il est préférable d’éviter de consommer trop de glucides (couramment appelés sucres).mais en fait, il faut savoir que la plupart des aliments contiennent des glucides et, donc, que toute prise alimentaire est susceptible de déclencher le processus carieux. Certains aliments sont plus cariogènes que d’autres, par leur teneur en glucides mais aussi par leur acidité, leur mode de préparation et de cuisson, leur rétention en bouche.
  • Il existe également des aliments dits protecteurs :
    • les lipides, riches en vitamines et en acides gras qui facilitent la neutralisation des acides,
    • certaines protéines comme la caséine des produits laitiers qui s’oppose à la déminéralisation de l’émail,
    • les polyphénols du chocolat qui empêchent le développement des bactéries.
Les bons principes d’une bonne hygiène alimentaire :

• Répartir les prises alimentaires sur trois repas principaux à horaires réguliers
(petit-déjeuner, déjeuner et dîner) et deux collations par jour, en prenant le temps de mastiquer les aliments solides; en essayant de respecter les besoins du corps en apport énergétique journalier :

  • 15% de protéines (viande, fromage, poisson, oeuf…)
  • 30% de lipides (beurre, huile, crème…)
  • 55% de glucides (sucre, fruits, pâtes, pommes de terre…)
• Préférer l'eau et le lait aux boissons acides

(sodas, colas, jus de fruits..) et finir de préférence chaque repas par un aliment protecteur (ex : fromage, chocolat noir) et un verre d’eau (le corps a besoin de beaucoup d’eau qui représente 60% du poids d’un adulte).

• Ne pas consommer de boissons ou d'aliments acides avant le coucher

car la salive nocturne favorise la formation de la plaque dentaire.

• Eviter les grignotages

Limiter la fréquence de consommation de glucides (gâteaux, barres de céréales, biscuits apéritifs, chips, thé ou café sucré…) au cours de la journée. Il est préférable de consommer les glucides au cours des repas principaux.

Attention : un thé ou un café sucré est considéré comme une prise alimentaire.

3 La plaque dentaire, il faut l’éliminer !

Le brossage permet de nettoyer les surfaces dentaires et les gencives et d’éliminer la plaque dentaire qui se forme après chaque prise alimentaire. C’est cette plaque dentaire ainsi que les bactéries qu’elle contient qui sont responsables des caries et des maladies des gencives. Présentes naturellement en bouche, il est impossible d'empêcher la formation et la croissance de ces bactéries. En revanche, par une bonne hygiène, il est possible de réduire leur activité (production acide).Il est donc fermement recommandé de se brosser les dents immédiatement après chacun des 3 repas principaux avec une brosse à dents ayant une petite tête (pour accéder à toutes les faces des dents) et à poils synthétiques souples et avec une bonne méthode. Le dentifrice utilisé, lui, doit contenir du fluor. La brosse à dents doit être changée au minimum tous les 3 mois (poils ébouriffés = brosse à changer !)

Important

La brosse à dents ne se prête pas car elle est porteuse des microbes de son utilisateur.

Le brossage 3 fois par jour (au minimum après le petit-déjeuner et le dîner) la brosse à dents ne se mouille pas avant utilisation.

Les adjuvants du brossage :

Le brossage peut être complété par l’utilisation d’un fil dentaire, qui permet d’éliminer la plaque et les résidus alimentaires ainsi que des bains de bouche et des brossettes interdentaires.

Les brosses à dents électriques et les appareils à jet (hydropulseur), plus onéreux que les brosses manuelles, peuvent être préconisés par le chirurgien-dentiste.

Le renforcement avec le Fluor

C’est un oligo-élément qui se fixe sur l’émail des dents et les rend ainsi plus résistantes aux attaques acides des bactéries.

On le retrouve à l'état de traces dans de nombreux aliments (poisson, épinard, thé…) mais en quantité insuffisante pour répondre aux besoins quotidiens de prévention de la carie.

En revanche, il est présent (en faible quantité) dans l'eau de boisson, qu’elle soit minérale ou de distribution. En la plupart des eaux naturelles contiennent moins de 0,3 mg/l de fluor. Toutefois, certaines eaux minérales contiennent jusqu'à 8 mg/l.

Il renforce la structure de l'émail, notamment par application topique (dentifrice, bain de douche).

Remarque

Absorbé en trop grande quantité, se manifestant par des taches blanches à brunâtres, peuvent être constatés (c’est le cas de la Fluorose).

Pour une prévention optimale, ne pas hésiter à demander conseil à son chirurgien-dentiste qui pourra établir un bilan fluor journalier personnalisé.

Important

Tout est donc question de dosage Le dentifrice à 1500 ppm de fluor et préconisé par les professionnels pour une meilleure protection.

Ce qu’il faut retenir :

Une bonne hygiène bucco-dentaire passe par :

  • des visites régulières de contrôle – tous les 6 mois – qui permettent de détecter les débuts de lésions carieuses et de maladies gingivales, rendant ainsi leur traitement plus court, plus efficace et moins invasif
  • une alimentation régulière, équilibrée et variée, en évitant le grignotage et une alimentation trop molle
  • un brossage 2 à 3 fois par jour avec la bonne méthode et le bon matériel, le brossage étant encore trop souvent négligé ou mal fait
  • un apport fluoré adapté et personnalisé.
La douleur

est une expérience sensorielle et émotionnelle déplaisante mesurée selon une échelle spécéfique, associée à une destruction réelle ou potentielle tissulaire, ou décrite comme telle qui s’accompagne aussi avec un comportement nociceptif

En chirurgie dentaire, la douleur est un problème quotidien :
  • soit parce qu’elle est la raison de la consultation et, dans ce cas, le geste thérapeutique doit-être antalgique
  • soit parce que le geste du praticien peut provoquer une douleur qu’il doit alors prévenir.
  • Les stratégies thérapeutiques peuvent viser l’une ou l’autre des différentes étapes du mécanisme de la douleur.
  • Combattre la douleur et la peur des soins est devenu, au regard de nos connaissances, une nécessité technique incontournable et une obligation déontologique vis à vis des données acquises de la science. Dans sa pratique clinique, l’odontologiste se retrouve donc conduit à tenir compte de la dimension de la douleur subjective oro-faciale et des affects angoissants qui l’accompagnent.
Comprendre la Douleur

L’étiologie de la douleur oro-faciale est habituellement retrouvée, souvent évidente en fonction de la symptomatologie décrite, mais parfois il est plus difficile de la rapporter à la véritable cause : affections de la muqueuse buccale lésions dentaires et leurs complications, certaines névralgies. C’est pourquoi l’interrogatoire et l’examen clinique doivent être minutieux, complets et faire appel souvent à des examens complémentaires.

Donc, comprendre la douleur doit se baser sur notre diagnostic, sur le vécu du patient et doit-nous faire oublier nos habitudes thérapeutiques anciennes.

Faire face a la douleur par le praticien

l’odontologiste, soucieux de la douleur de ses patients, doit envisager un triple objectif :

  • comprendre la douleur
  • évaluer la douleur et l’anxiété
  • prévenir et traiter la douleur par l’utilisation rationnelle des thérapeutiques en fonction des mécanismes évalués et par la qualité de la relation thérapeutique dans la prise en charge du patient.
Evaluer la Douleur

Le chirurgien-dentiste doit répondre à 3 questions :
- quel est le type de douleur ?
- quel est le mécanisme générateur de la douleur ?
- quelle est l’intensité de la douleur ?

Le type de douleur, aiguë ou chronique, la topographie de la douleur et les facteurs déclenchant, aggravant, ou atténuant la douleur permettent d’évaluer le phénomène douleur. Aujourd’hui toutes nos études de la douleur sont basées sur des outils appelés « échelles », qui sont des échelles d’autoévaluation, soit unidimensionnelle, qui est un évaluateur quantitatif et global, soit des échelles multidimensionnelles avec différents niveaux d’autoévaluation. Ces outils permettent d’éliminer la subjectivité et la complexité du patient souffrant, mais aussi celle de l’odontologiste avec sa capacité plus ou moins grande à écouter, à observer, à tolérer les plaintes du patient.

Prévenir la Douleur, traiter la Douleur
Avant l’acte :

la peur et l’anxiété limitent l’accès aux soins dentaires. La prise en charge par des méthodes psycho-pédagogiques ou par des méthodes pharmacologiques permettent d’obtenir un confort opératoire suffisant.

Pendant l’acte :

l’odontologiste possède de nombreuses possibilités pour traiter le patient douloureux.

Les moyens thérapeutiques à sa disposition sont de plus en plus performants, à condition d’avoir parfaitement défini le « symptôme douleur » et son étiologie. L’odontologiste, après une analyse du symptôme « douleur » peut recourir à :

  • un geste thérapeutique (pulpites, desmodontites, cellulites)
  • l’anesthésie qui permet de maîtriser la douleur par l’emploi de techniques anesthésiques adaptées et de produits anesthésiants de plus en plus efficaces et mieux tolérés, en s’inscrivant dans un traitement global de la douleur.
  • L’anesthésie générale ne s’adresse qu’à un nombre très limité de patients (pathologies lourdes, handicapés, patients phobiques).
Après l’acte :

tout acte chirurgical, même banal, induit une réaction inflammatoire de défense, s’accompagnant de la libération et de la diffusion de substances médiatrices algogènes. Les douleurs postopératoires sont transitoires, d’intensité variable, fonction de la sensibilité individuelle et de la nature de l’intervention, mais ne sont pas corrélées à la durée de l’acte chirurgical. Le praticien doit prévenir la douleur post-opératoire, afin de diminuer le risque d’automédication. Mais la prescription des antalgiques doit reposer sur une parfaite connaissance de la pharmacologie des médicaments, ainsi que du terrain (physiologique et pathologique). La stratégie préventive est conseillée pour éliminer des douleurs éventuelles attendues. Le praticien ne doit pas laisser la douleur s’installer et se développer, car elle devient plus difficile à contrôler.

Dans le cas de douleurs dentaires d’origine infectieuse, le geste thérapeutique doit-être accompagné d’une antibiothérapie, parfois associée à des antalgiques. L’apport de certains co-antalgiques peut majorer l’action des substances algogènes.

Enfin, certains traitements complémentaires de la douleur constituent des alternatives et des compléments intéressants non médicamenteux ; parmi ces méthodes, il faut citer l’acupuncture, la stimulation électrique, les massages, le port de gouttières dans les thérapeutiques occlusales, la thermothérapie, le laser ou les ultrasons.

Définition

L' halitose, plus couramment appelée mauvaise haleine est un "désagrément " fréquent, souvent vécu de façon honteuse.

Son origine est buccale dans plus de 70 % des cas.

Points à éclaircir

Toutes les odeurs buccales ne sont pas mauvaises et seules celles qui caractérisent une mauvaise haleine correspondent à l'halitose. Encore faut-il faire la différence entre la personne qui croit avoir une mauvaise haleine (affection psychiatrique, trouble neurologique) et le sujet qui en est effectivement atteint.

Il faut entreprendre une véritable enquête étiologique pour proposer une solution efficace.

Cette démarche aura pour but de déterminer si l'halitose a une origine buccale ou non.

Les halitoses non buccales ont de multiples origines : Affections ORL (sinusite, amygdalite...), digestives (reflux gastro-œsophagien, trouble hépatique...), pulmonaires (abcès, tumeur...) rénales (urée...), endocrines (diabète, troubles menstruels...), métaboliques (déshydratation...), causes iatrogènes (psychotropes...), etc. - Citons les cas particuliers de l'oignon et de l'ail dont les composés volatils sont exhalés par les poumons et celui du tabac qui imprègne presque totalement le fumeur.

Les halitoses buccales sont de loin les plus fréquentes.

Comment se produisent -elles ?<:h5>

De nombreuses bactéries, pas forcément pathogènes, présentes dans la cavité buccale vont dégrader des protéines (issues de l'alimentation, de la salive, des cellules buccales) en composés sulfurés volatils (CSV), vecteurs expressifs de l'halitose. D'autres composés malodorants sont aussi impliqués.

Qu'elles en sont les causes ?

Un examen clinique et radiologique permet de distinguer :

  • une gingivite (inflammation des gencives) d'une parodontite (atteinte plus profonde des tissus parodontaux avec perte de l'os de soutien des dents)
  • les caries et les infections dentaires
  • les restaurations inadaptées, défectueuses qui favorisent la rétention de débris alimentaires
  • l'odeur émise par l'enduit lingual.
Solutions contre l’Halitose

Tout d'abord dédramatiser, rassurer le patient et lui proposer une réponse adaptée :

  • traiter les caries, changer les restaurations défectueuses, soigner les parodontopathies, éliminer le tartre.
  • améliorer l'hygiène buccale en renforçant le brossage dentaire, en utilisant le fil dentaire, un hydropulseur, un gratte-langue en cas d'enduit lingual manifeste, une solution buccale anti-microbienne
  • prendre des mesures hygiéno-diététiques simples : modifier les habitudes alimentaires (ail, oignon, épices, alcool¼), réduire la consommation de tabac à défaut d'obtenir l'arrêt, s'hydrater, y compris au coucher pour réduire la mauvaise haleine du réveil.

Les solutions thérapeutiques sont donc multiples et le plus souvent curatives

Face aux nouvelles exigences des patients, les praticiens se doivent d’offrir une nouvelle relation de qualité.

Cette démarche doit aboutir à la définition avec chaque patient d’un contrat de soins. Car la qualité de la relation fait partie intégrante de la qualité globale de la prestation assurée par le chirurgien dentiste au même titre que l’expertise thérapeutique. Le dentiste fait donc place à un praticien préoccupé par une approche globale, d’autant que son patient se positionne en consommateur. Il a désormais pour but d’obtenir le consentement éclairé de son patient, base d’une relation transparente, confiante et responsable. Dans ce sens, une prise en charge accrue des manifestations douloureuses ne peut que contribuer à une meilleure santé bucco-dentaire

La qualité du sourire est une exigence très actuelle des patients. Les chirurgiens-dentistes font leur possible pour résoudre l’équation fonction / esthétique. L’amélioration des matériaux et des techniques permet désormais de répondre à la grande majorité des demandes : utilisation de produits de restauration « couleur dent », réalisation de prothèses sur dents naturelles ou sur implants au mimétisme naturel utilisant des techniques d’éclaircissement ; c’est le concept récent de la dentisterie esthétique.

Le blanchiment

Plusieurs possibilités sont offertes aux patients qui n’ont pas les « dents blanches » :

  • En cas de coloration « alimentaire » du type café, thé, tabac : il est nécessaire de réaliser un détartrage soigneux suivi d’un polissage. On peut ensuite proposer des dentifrices « blanchissants », à utiliser en alternance avec le dentifrice habituel, pour la maintenance
  • En cas de colorations plus marquées, le chirurgien-dentiste, après détartrage, peut réaliser un éclaircissement. On utilisera des produits à base d’eau oxygénée pour tenter d’obtenir un éclaircissement.

Il a à sa disposition plusieurs solutions :

  • proposer la technique dite ambulatoire : à partir d’une empreinte des arcades dentaires, on procède à la réalisation de gouttières en plastique souple. Elles serviront à imprégner les dents d’un un gel de peroxyde de carbamide (= à base d’eau oxygénée) au domicile, en port de nuit de préférence
  • faire une séance au fauteuil : dans ce cas, on utilisera des concentrations plus importantes de gel mais pendant des temps plus courts. Si on souhaite de la stabilité dans le temps, il est préférable de poursuivre le traitement au fauteuil par quelques nuits en ambulatoire.

La différence entre les deux techniques repose essentiellement sur le temps de traitement.

Les premiers résultats apparaissent en 8 jours et se mettent en place dans les semaines qui suivent.

La suppression du tabac, café et thé s’impose pendant le temps du traitement ainsi que dans les semaines qui suivent. Pour des patients peu disposés à se prendre en charge ou dans certains cas délicats, le praticien peut réaliser au fauteuil l’application de gels plus concentrés. Si ces techniques au fauteuil sont plus rapides, elles ne sont pas aussi stables que les traitements à la maison, d’où l’importance de les prolonger avec une technique ambulatoire, pour stabiliser le résultat. Dans tous les cas, ces traitements ne se conçoivent que sur gencives et dents saines.

Les restaurations prothétiques

Elles permettent de redonner un aspect naturel à une dent altérée, de remplacer une ou plusieurs dents absentes.

Facettes

Si une dent est très altérée, on peut en masquer les défauts en la recouvrant d’une facette en céramique d’une épaisseur de 2 à 3/10e, collée, dont la couleur et la forme réalisent une intégration parfaite, esthétique et fonctionnelle.

Couronnes

Si une dent est trop abîmée ou cassée, elle retrouvera un aspect naturel, grâce à la réalisation d’une couronne céramo-métallique (céramique cuite sur une cupule métallique) ou encore mieux céramo-céramique (céramique cuite sur une cupule d’alumine) offrant un résultat esthétique optimum.

Prothèse fixe

Si une ou plusieurs dents manquent deux solutions s’offrent au patient :

1 - le très classique bridge Céramo-métallique, Céramique, Zircone qui, en prenant appui sur 2 dents minimum (les piliers), permet à une partie intermédiaire (l’inter) de venir combler l’espace laissé par la ou les dents manquantes

2 - les implants, envisageables chez des patients en parfaite santé, à l’hygiène rigoureuse et parfaitement informés (consentement éclairé), ont un taux de succès important à long terme.

Tous les types d’édentation peuvent relever de l’implantologie. Encore faut-il savoir que plus l’édentation est importante, plus le cas est difficile et qu’un bilan pré-implantaire doit être réalisé pour déterminer la qualité et la quantité d’os utilisable. En fait, les implants ne sont pas des prothèses mais des supports inclus chirurgicalement dans les maxillaires qui seront secondairement « recouverts » par des prothèses scellées. L’ensemble restituant alors confort, fonction et esthétique.

Les cancers de la cavité buccale

Les cancers de la cavité buccale représentent 3 % de l'ensemble des tumeurs malignes et 30% des cancers des voies aéro-digestives supérieures.

Prévention, dépistage et diagnostic : trois notions qui se recoupent

La prévention repose sur l'étude, la compréhension et si possible l'éradication des facteurs favorisant le développement des cancers :

  • Les facteurs exogènes comme le tabac, l'alcool, les radiations ionisantes, la chique de bétel…
  • Les carences protéiques
  • Les lésions pré-cancéreuses (cf. ci-dessous).

Le dépistage s'attache à la détection de toute lésion lors d'un examen bucco-dentaire quelqu'en soit le motif, surtout chez les sujets à risque à partir de 40 ans. Après le diagnostic de la tumeur primitive, le patient est pris en charge par une équipe pluridisciplinaire qui réalise dans un premier temps un bilan d’extension et un bilan général qui permettent de déterminer la place de la tumeur dans la classification TNM [Tumor, Nodle (adenopathie), Metastasis].

La consultation chez le chirurgien-dentiste : opportunité pour le dépistage

Chaque visite chez un chirurgien-dentiste doit s’accompagner d’un examen clinique de la cavité buccale, en particulier de la muqueuse buccale. Toute modification de la couleur, de la consistance (induration), de l'aspect (ulcération, kératose, lésion tumorale…) est a priori suspecte, surtout si elle n’évolue pas favorablement en 8 à 10 jours après suppression de la cause suspectée (par exemple, un traumatisme prothétique…).

Les lésions pré-cancéreuses : fréquence et surveillance

Elles regroupent diverses affections qui présentent un risque de transformation maligne ; ce risque est très variable selon le type de lésion.

Les unes ne nécessitent qu'une simple surveillance, d'autres relèvent d'un traitement médical, enfin certaines doivent être prise en charge dans les meilleurs délais par une équipe spécialisée en cancérologie.

Dans les lésions précancéreuses, on distingue :

  • Les lésions à risque de transformation maligne qui sont avant tout constituées par les kératoses ; les plus fréquentes et les plus connues étant les kératoses tabagiques et le lichen plan buccal aux stades de lichen atrophique ou d’état post-lichénien.
  • Les OIN (Oral Intraepitelial Neoplasia) ou SIN (Squamous Intraepithelial Neoplasia) qui regroupent des lésions où le processus de transformation maligne est déjà en cours d’évolution. Ce ne sont plus stricto sensu des lésions pré-cancéreuses mais plutôt des précurseurs du carcinome épidermoïde. Pour certaines, le processus est réversible (OIN1 ou SIN1 dites de bas grade), pour d’autres il semble irréversible (OIN2 et SIN2 et 3, dites de haut grade).

Ce qu’il faut retenir :

Le chirurgien-dentiste a un rôle majeur dans la prévention et la détection des lésions buccales ayant un potentiel de transformation maligne.

Il intervient dans le rappel des règles d'hygiène bucco-dentaire, peut sensibiliser les patients sur les facteurs de risque, notamment l’intoxication éthylo-tabagique, et assure le dépistage des lésions cancéreuses et pré-cancéreuses.

Le suivi régulier des patients et la détection précoce de lésions cancéreuses et pré-cancéreuses constituent le moyen le plus efficace de réduire la morbidité et la mortalité des cancers de la cavité buccale. Malheureusement, 70% des carcinomes épidermoïdes sont encore diagnostiqués à un stade avancé (T3 ou T4) et il n’y a guère d’évolution depuis plusieurs décennies.